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Chine & Déco
Le spéciliste des meubles chinois anciens

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Revue de presse

Journal :
Sud Ouest
Auteur :
Sébastien Compagnon
Date :
Samedi 1er janvier 2005

Antiquités. Christophe Lafouresse est l'un des seuls antiquaires du Sud-Ouest à proposer d'authentiques meubles chinois. Il vient d'ouvrir sa boutique à Biarritz.

Un détour par la Chine

Sud Ouest - 01 jan. 2005 «Se lancer dans le mobilier chinois, t'es sur de ton coup ?» Voilà ce que l'antiquaire Christophe Lafouresse a coutume de s'entendre dire. «Je ne vends que ce que j'aime», répond-il. Originaire d'Oloron-Sainte-Marie, l'homme est ébéniste de formation. Un véritable homme du bois donc. Et c'est en connaisseur qu'il évalue l'intérêt et la valeur d'une pièce.

«Beaucoup de gens pensent que le style chinois c'est quelque chose tout en courbe, couvert de nacre ou de dorures. Or pas du tout !, corrige Christophe Lafouresse. Cette image est due au vieux meubles de nos grands-mères, qui étaient des caricatures uniquement fabriquées pour être exportées en Occident au siècle dernier».

Longtemps, il a fabriqué des rééditions de parquets de Versaille, avant de se lancer dans les antiquités, il y a une dizaine d'années. À l'heure de la mondialisation, il lui a semblé nécessaire d'aller voir un peu plus loin que la traditionnelle armoire normande ou le mobilier régional. Car, il en est convaincu : «La tendance est au mélange».

Faisant fi des a priori, Christophe Lafouresse a donc ouvert boutique il y a un mois à Biarritz. Dans l'ancien trinquet qui lui sert de lieu d'exposition, il a fait disposer les trouvailles qu'il a fait importer de Pékin.

«Je me suis rendu là bas l'hiver dernier. Toutes les pièces ont entre 100 et 150 ans. Ce sont des meubles venant des maisons de la région de Pékin et du Nord de la Chine principalement».

Étonnamment sobre. Un petit tour dans la boutique et l'on constate que le véritable mobilier chinois est aux antipodes du faux style impérial. Des commodes et des armoires, aux lignes étonnamment sobres, cohabitent avec des coffres peints en bois laqué. «La laque est un procédé inventé il y a 2000 ans par les Chinois», précise Christophe Lafouresse, qui a étudié son sujet.

Ce qui frappe le regard, c'est aussi la petite taille de la plupart des meubles. «Cela correspond au manque d'espace des maisons chinoises. Ils s'adaptent donc très bien à nos appartements modernes !»

Quelques bibelots insolites surprendront le chineur le plus aguerri : un petit coussin - pour les fumeurs d'opium - ou encore un encrier et un pinceau pour la calligraphie.

Dans un coin de la salle, les couleurs vives de deux grands buffets de Mongolie attirent immanquablement l'attention. C'est extrêmement rare et extrêmement beau. On comprend alors mieux la «fièvre asiatique» qui s'est emparée de Christophe Lafouresse.

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